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Bienvenue sur mon blog athée!

 Ce blog est l'occasion de m'exprimer sur un sujet qui me tient à coeur, l'athéisme, mais n'ayez pas peur, l'objectif n'est pas à de vous y convertir ; je n'ai pas une âme de prosélyte!

Je souhaite simplement vous exposer mes convictions athées avec sincérité et sérieux, vous faire partager mes lectures, et vous informer de l'actualité de l'athéisme en France et dans le monde. Vous y trouverez également un certain nombre de liens vers des sites ou des blogs relatifs à l'athéisme.

Mais... j'oublie de me présenter: Anna, 29 ans, juriste de formation, ce qui suffit largement pour un premier contact.

Mais n'oubliez jamais que ce blog est d'abord le vôtre. Alors, n'hésitez pas à me faire part  de vos commentaires ou de vos interrogations.

Bonne lecture.   

Lundi 23 juillet 2007

Paru dans l'édition LA CROIX du 29 juin 2007:

La Cour européenne des Droits de l'Homme a condamné vendredi la Norvège pour "violation du droit à l'instruction" à propos d'une réforme de l'enseignement religieux et moral qui accorde un "poids prépondérant" à la religion chrétienne.

Le cours de KRL ("christianisme, religion et philosophie"), introduit par une réforme de 1997 dans l'enseignement primaire et étendu à tous les niveaux durant l'année scolaire 1999-2000, avait pour but de remplacer deux matières jusqu'alors distinctes, le christianisme et la philosophie de vie.

Avec cette réforme, les parents, qui avaient auparavant la possibilité de faire dispenser leurs enfants de cours de christianisme, ne pouvaient plus demander qu'une dispense partielle portant sur certaines parties du nouvel enseignement.

La Cour s'est notamment demandée comment pouvait être atteint "le but consistant à promouvoir la compréhension, le respect et l'aptitude au dialogue" entre personnes de croyances et convictions différentes, compte tenu du "poids prépondérant" accordé dans les cours de KRL au christianisme et des "différences quantitatives" et "qualitatives" dans son traitement par rapport aux autres religions et philosophies.

La Cour, qui avait été saisie par des membres de l'association humaniste norvégienne, a également jugé discriminatoire le mécanisme des dispenses partielles.

Tout en reconnaissant que les objectifs de la réforme étaient "louables", les juges de Strasbourg estiment que la Norvège "n'a pas suffisamment veillé à ce que les informations et connaissances figurant au programme de ce cours soient diffusées de manière objective, critique et pluraliste".

 

La Norvège avait entrepris de fusionner le cours de philosophie de vie avec celui de christinianisme... . Le problème étant qu'avec cette réforme, les parents perdaient la possibilité de faire dispenser leurs enfants de "catéchisme". L'action a été engagée par des parents d'éléves membres de l'Association humaniste norvégienne (Human-Etisk Forbund).

Selon le communiqué du greffier de la Cour, cet enseignement "devait couvrir les domaines suivants : la Bible, le christianisme comme patrimoine culturel, la foi évangélique luthérienne (qui est la religion officielle en Norvège, à laquelle appartiennent 86 % de la population), les autres confessions chrétiennes et les différentes religions et philosophies du monde ainsi que des sujets éthiques et philosophiques. Il était également destiné à promouvoir la compréhension et le respect des valeurs chrétiennes et humanistes, et à favoriser la compréhension, le respect et le dialogue entre des gens ayant des croyances et convictions différentes".

 

Il faut bien comprendre que si la Norvège peut être considérée comme un pays sécularisé, elle n'est pas pour autant un état laïque; la religion luthérienne évangélique demeure la religion officielle du pays. A ce titre, les programmes scolaires à travers "la clause de vocation chrétienne" prévoient de donner à tous les élèves des écoles publiques un minimum d'éducation chrétienne.

La Norvège a donc été condamnée par la Cour Européenne de Strasbourg qui nous adresse là une belle leçon de pluralisme.  Ce qui pose problème n'est pas tant le contenu du cours que le fait que l'administration norvégienne ait opposé un refus catégorique à toutes les demandes de dispense des plaignants, ce qui au demeurant se révélait en totale contradiction avec l'objectif de "promouvoir la compréhension, le respect et l’aptitude au dialogue entre des personnes ayant des croyances et convictions différentes" comme le souligne l'arrêt. En effet, comment parvenir au respect et à la concorde entre croyants et non croyants lorsque ces derniers (ou leurs enfants) se voient contraints de suivre un véritable cours de catéchisme, puisque, "ce qui posait problème était [aussi] l’orientation générale du cours de KRL en faveur du christianisme".

Par ailleurs, la Cour observe que toute dispense partielle de ce cours était impossible à mettre en place, dans la mesure où cela impliquait de mettre  les parents en mesure de déterminer à l'avance les enseignements incompatibles avec leurs convictions.

Cette affaire est une bonne illustration de l'idée selon lequelle la laïcité est la condition même du respect du pluralisme et a fortiori de la coexistence entre croyants et non croyants.  La Norvège ne s'était pas contentée d'instaurer un cours de "fait religieux", puisque cet enseignement donne la part belle au christianisme. D'ailleurs, si on instaure un cours de "fait religieux", je ne vois pas pourquoi on y intégrerait pas un historique du fait ... non-religieux et notamment de l'athéisme!

par Anna publié dans : christianisme
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Dimanche 15 juillet 2007

Paru sur le site du quotidien Libération:

Un Roumain débouté de sa plainte contre Dieu

Un Roumain qui avait porté plainte contre Dieu pour «escroquerie» et «abus de confiance», lui reprochant notamment de ne pas avoir répondu à ses prières, a été débouté de son action par le Parquet de Timisoara, a rapporté mercredi le quotidien Evenimentul Zilei.
 Mircea Pavel, 40 ans, qui purge une peine de 20 ans de prison pour meurtre, avait porté plainte contre «le nommé Dieu, domicilié aux cieux et représenté en Roumanie par l’Eglise orthodoxe», l’accusant d’«escroquerie, abus de confiance, corruption et trafic d’influence».
«Lors de mon baptême, j’ai conclu un contrat avec l’accusé visant à me délivrer du mal. Or, jusqu’ici, ce dernier n’a pas honoré ce contrat, bien qu’il ait reçu de ma part différents biens et nombreuses prières», a écrit Pavel.
Le Parquet de Timisoara l’a toutefois débouté de sa plainte, estimant que «Dieu n’est pas un sujet de droit et n’a pas d’adresse».

 

Dieu n'est pas un sujet de droit, l'idée selon laquelle l'homme serait creé à l'image de Dieu en prend un sacré coup! Voilà également quoi faire réfléchir les prochains croisés de l'islamophobie qui prétendront engager des poursuites judiciaires en son nom  lorsqu'ils estimeront que "celui-ci" a été insulté...

Notre condamné a sans doute oublié que lors de la signature de ce contrat de baptême, Dieu n'a pas oublié d'y insérer une clause de non-responsabilité, puisqu'il a fait l'homme libre de faire le bien .... comme de faire le mal. Il n'y pas de clause abusive qui tienne!

par Anna publié dans : humour athée
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Jeudi 5 juillet 2007

Paru dans LA CROIX - AFP 26 juin 2007

Robert Redeker, le professeur de philosophie qui avait été menacé de mort pour une tribune critique envers l'Islam dans "Le Figaro", a indiqué mardi qu'il vivait, neuf mois après la publication du texte, "une vie de réfugié politique dans (son) propre pays".

"Je suis passé de l'autre côté de la vie ordinaire. C'est une vie de réfugié politique dans mon propre pays", a confié l'enseignant au quotidien "Le Parisien-Aujourd'hui en France" avant de citer les contraintes qu'il subit quotidiennement.

Pour lui, cette situation due aux menaces de mort qui l'ont visé depuis la publication de la tribune dans "Le Figaro" l'oblige "à être prudent dans (ses) déplacements, à habiter une maison dont personne ne connaît l'adresse (...) à devenir méfiant".

Robert Redeker, 53 ans, ajoute qu'il lui a fallu "enterrer (son) père comme un voleur", marier récemment sa fille "sous surveillance policière" ou déménager et acheter une nouvelle maison dans la région toulousaine.

Sur le plan professionnel, après avoir cessé d'enseigner et accepté une proposition de l'ex-ministre de l'Education nationale Gilles de Robien de travailler en liaison au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), M. Redeker indique qu'on a créé une unité de recherche dont il est le seul membre.

"Sans bureau, sans adresse, sans confrères", précise-t-il en ajoutant "je suis chercheur dans un laboratoire fantôme".

 

Les élections passent, mais rien n'a changé pour Robert Redeker toujours contraint à la clandestinité et qui déclare, non sans exagérer, mener une véritable vie de réfugié politique dans son propre pays.  Le ministère de l'Education Nationale, comme à son habitude, fait l'autruche; il ne faudrait pas faire trop de vagues surtout après les récentes tentatives d'attentats en Grande Bretagne...

 

Il est à craindre que Robert Redeker ne subisse le sort de la députée néerlandaise Ayaan Hirsi Alit contrainte de quitter le pays de la tolérance pour avoir dénoncé les travers du multiculturalisme (encore un concept stupide) et qui a finit par trouver refuge auprès des .... néoconservateurs américains.

God bless America...

 

 

par Anna publié dans : libertés fondamentales / laïcité
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