Voici un extrait de l'homélie prononcée par Mgr André-Mutien Léonard, évêque de Namur, à l'occasion de la messe Assomption célébré dans un petite localité belge de Beauraing et rapportée par Macha Séry dans un article du Monde:
"L'homme d'Eglise a évoqué "la culture de mort qui étend ses tentacules" et "le dragon satanique". Un Satan à plusieurs visages, responsable des maux de la terre, misère et conflits armés, consumérisme et désastres écologiques : "Car, comme dit Jésus, Satan est menteur et homicide dès l'origine. Il n'a d'autre projet que de faire mourir l'homme. Et pour cela il dispose de nombreuses armes : les injustices sociales, qui écrasent l'être humain et le tuent ; la famine, qui ravage une grande partie de l'humanité pendant que l'autre se suicide dans la grande bouffe ; le travail forcé des enfants ; le saccage de notre terre polluée ; le marché colossal de la drogue, de la pornographie, de l'exploitation sexuelle ; la violence aveugle de la guerre et du terrorisme, comme aujourd'hui encore en Irak ; la banalisation de l'avortement, avec ses dizaines de millions de victimes annuelles ; la destruction légale du couple humain et de la famille ; l'euthanasie, qui supprime le malade au lieu de l'accompagner patiemment dans la dignité, et enfin (le meilleur pour la fin )... la moquerie et la dérision, qui tuent la foi dans le coeur des enfants et des jeunes."
Petit détail souligné par la journaliste mais qui a son importance: ce fut la messe retransmise par France 2 qui rappelons exerce une mission de service public...
Finalement, dans ce mauvais inventaire à la Prévert, le scandale n'est tant la diabolisation des femmes qui divorsent ou avortent que de voir encore une fois l'avortement mis sur le même plan que les ravages des famines, des guerres et des catastrophes écologiques.
Outre une mauvaise foi outrancière, ce discours traduit aussi une tentative (plus que maladroite) de récupération d'un idéal humaniste pour mieux le pervertir et le mettre au service d'une doctrine obscurantiste. Pour s'attirer la sympathie du grand public, on pleure le sort des sans-papiers ou des SDF tout en profitant de cette tribune sociale pour glisser une ou deux phrases perfides sur l'avortement ou sur la laïcité.
Pour une fois.
A bas la calotte!!
Paru dans LA CROIX - AFP 26 juin 2007
Robert Redeker, le professeur de philosophie qui avait été menacé de mort pour une tribune critique envers l'Islam dans "Le Figaro", a indiqué mardi qu'il vivait, neuf mois après la publication du texte, "une vie de réfugié politique dans (son) propre pays".
"Je suis passé de l'autre côté de la vie ordinaire. C'est une vie de réfugié politique dans mon propre pays", a confié l'enseignant au quotidien "Le Parisien-Aujourd'hui en France" avant de citer les contraintes qu'il subit quotidiennement.
Pour lui, cette situation due aux menaces de mort qui l'ont visé depuis la publication de la tribune dans "Le Figaro" l'oblige "à être prudent dans (ses) déplacements, à habiter une maison dont personne ne connaît l'adresse (...) à devenir méfiant".
Robert Redeker, 53 ans, ajoute qu'il lui a fallu "enterrer (son) père comme un voleur", marier récemment sa fille "sous surveillance policière" ou déménager et acheter une nouvelle maison dans la région toulousaine.
Sur le plan professionnel, après avoir cessé d'enseigner et accepté une proposition de l'ex-ministre de l'Education nationale Gilles de Robien de travailler en liaison au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), M. Redeker indique qu'on a créé une unité de recherche dont il est le seul membre.
"Sans bureau, sans adresse, sans confrères", précise-t-il en ajoutant "je suis chercheur dans un laboratoire fantôme".
Les élections passent, mais rien n'a changé pour Robert Redeker toujours contraint à la clandestinité et qui déclare, non sans exagérer, mener une véritable vie de réfugié politique dans son propre pays. Le ministère de l'Education Nationale, comme à son habitude, fait l'autruche; il ne faudrait pas faire trop de vagues surtout après les récentes tentatives d'attentats en Grande Bretagne...
Il est à craindre que Robert Redeker ne subisse le sort de la députée néerlandaise Ayaan Hirsi Alit contrainte de quitter le pays de la tolérance pour avoir dénoncé les travers du multiculturalisme (encore un concept stupide) et qui a finit par trouver refuge auprès des .... néoconservateurs américains.
God bless America...
A force d'entendre dire que le bouddhisme n'est pas une religion, on pouvait croire son clergé à l'abri des tentations intégristes, voire totalitaires. Et pourtant, rien n'est moins sûr.
En effet, selon une dépêche AFP du 11 juin 2007, "des milliers de moines bouddhistes ont bloqué lundi une avenue du centre de Bangkok en demandant que le bouddhisme soit déclaré religion nationale en Thaïlande dans la future constitution, a indiqué la police".
"Environ 3.000 moines vêtus de leurs robes couleur safran et 1.200 de leurs partisans se sont réunis devant le parlement thaïlandais. 250 policiers surveillaient la manifestation, qui a duré pendant la plus grande partie de la journée. Les moines ont tenté d'entrer dans le parlement, mais la police a réussi à les convaincre de rester à l'extérieur, a déclaré un responsable de la police, le général Manit Wongsomboon."
Le bouddhisme est donc une religion comme les autres. Leur clergé n'a rien à envier à leur confrères chrétiens ou musulmans; en réalité, cette démarche s'inscrit dans un contexte bien particulier, le sud de la Thaïlande connaissant depuis quelques années de tensions importantes avec des séparatistes musulmans. Ces moines espèrent, par la mention du bouddhisme comme religion nationale, préserver l'intégrité de la Thaïlande. Or, on ne lutte pas contre l'intégrisme musulman en se crispant sur son identité notamment religieuse.
Et puis quitte à changer de constitution, pourquoi ne pas adopter la laïcité...
DES TRACTS EN ARABE POUR SARKOZY
Le candidat UMP aux législatives dans la 7e circonscription du Rhône (Rillieux-la-Pape, Bron et Vaulx-en-Velin), Jean-François Debiol, a fait imprimer 200 tracts en arabe pour présenter une image positive de Nicolas Sarkozy.
Petit rappel au député DEBIOL
Article 2 de la Contitution française:
"La Langue de la République est le français".
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