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Bienvenue sur mon blog athée!

 Ce blog est l'occasion de m'exprimer sur un sujet qui me tient à coeur, l'athéisme, mais n'ayez pas peur, l'objectif n'est pas à de vous y convertir ; je n'ai pas une âme de prosélyte!

Je souhaite simplement vous exposer mes convictions athées avec sincérité et sérieux, vous faire partager mes lectures, et vous informer de l'actualité de l'athéisme en France et dans le monde. Vous y trouverez également un certain nombre de liens vers des sites ou des blogs relatifs à l'athéisme.

Mais... j'oublie de me présenter: Anna, 29 ans, juriste de formation, ce qui suffit largement pour un premier contact.

Mais n'oubliez jamais que ce blog est d'abord le vôtre. Alors, n'hésitez pas à me faire part  de vos commentaires ou de vos interrogations.

Bonne lecture.   

Lundi 9 avril 2007
 
Alors que bon nombre d'enfants vont se lancer ce week end à la chasse aux oeufs de Pâques (en chocolat bien entendu), il est intéressant de revenir sur la signification de cette fête de Pâques. Celle-ci commémore la résurrection (sic) du Christ trois jours après sa crucifixion, le "vendredi saint".
C'est sur ce dimanche pascale que se termine aussi la Semaine Sainte inaugurée par le dimanche des rameaux qui commémore notamment le jour où le Christ a été accueilli à Jérusalem par une foule agitant des branches de palme, d'où cette tradition des rameaux (c'est ce jour où il a été décrit par les évangiles comme chassant les marchands du Temple).
Quant à la fête de Pâques, celle-ci n'a été véritablement instituée qu'à partir du 4e siècle. Si elle est apparue dès le 2e siècle, cette fête a donné lieu à une controverse qui a été éteinte par le concile de Nicée en 325. A l'origine, cette fête se commémorait en même temps que la Pâque juive, ce qui posait bon nombre de problèmes eu égard à sa signfication...Toutefois, je ne reviendrai pas sur la méthode calendaire de calcul des fêtes de Pâques. Or, pas moins que hier, j'entendais un orthodoxe qui s'offusquait à l'idée que la Pâques chrétienne puisse avoir un lien avec la fête juive de  Pessah ...
Tout cela m'amène à rappeller que ce dénommé Jesus Christ n'a jamais fondé aucune religion, que le christianisme tel que nous le connaissons est d'abord une construction doctrinale, théologique. Toutes les grands dogmes ou principes du christianisme sont le résultat d'une série de décision prises à l'occasion de conciles ou par la seule autorité de la papauté (je n'évoquerai le schisme orthodoxe ou la Réforme).
Ce personnage de Jésus Christ n'est au fond qu'un prophète, voire un marginal qui s'est révolté contre les autorités religieuses et politiques de son époque. Ce sont  ses disciples qui ont crée de toute pièce le christianisme, notamment Pierre et Paul de Tarse, l'"avorton de Dieu".  
Au fond, on rebondit sur la question de la réalité historique du Christ. Parce que les Evangiles ne constituent pas un livre d'histoire, certains athées comme Luigi Cascioli estiment que le Christ n'a pas jamais existé, alors d'autres préfèrent ne pas lui donner une importance exagérée.  Jesus Christ, un homme de son époque, celle où le judaïsme se cherchait entre universalisme et sectarisme. C'est aussi mon point de vue, même si j'aime parfois "éprouver" certains chrétiens sur cette existence historique.  
La polémique récente sur la tombe du Christ est en cela très intéressante. Soit on découvre que le Christ n'a jamais existé et c'est le christianisme qui s'effondre; deux mille ans pour rien. A noter que bien souvent, les spécialistes des religions, les historiens ont tendance à balayer cet argument d'un revers de main comme si après 20 siècles de christianisme, on allait pas revenir sur la question, alors que les indices sont minces.
Ou à l'inverse, la réalité historique Jesus Christ est démontrée, mais c'est à partir de là que les ennuis commencent. La récente polémique sur la découverte du tombeau du Christ permet de mieux situer le débat.
C'est la thèse développée par le réalisateur américain James Cameron. Selon lui, Jesus Christ serait enterré à Jérusalem ... avec femme (la pécheresse Marie-Madeleine!) et enfants (un certain Judas). Les analyses ADN des ossements ont permis d'exclure tout lien de parenté entre les ossements masculins attribués au Christ et ceux féminins. Cette thèse a évidemment suscité l'hostilité des associations chrétiennes qui y voient une "fiction hollywoodienne". (Le Figaro, 27 Février 2007).
 
 
 
En effet, si cette thèse devait être avérée, c'est bien le navire christianisme qui sombrerait. Si d'un côté, cette découverte couperait l'herbe sous le pied à Luigi Cascioli, mais d'un autre côté, elle discrèditerait la croyance en la résurrection du Christ qui constitue pourtant le fondement premier du christianisme. Mais d'après un récent sondage, on sait qu'en France une bonne partie des catholiques ne croient en la résurrection du Christ...
Quoi qu'il en soit, dans les deux cas, les gardiens du temple chrétien sont dans une posture délicate. Un peu de vérité historique, mais pas trop.
 

Quant aux oeufs de Pâques, là encore, il faut y voir une pure tradition païenne. Les romains avaient, paraît-il, coutûme, pour fêter le retour du printemps, de s'offrir des oeufs, peints symboles de vie et de renaissance. Ce qui au passage me rappelle cette publicité pour les fameux chocolats Ferrero où les Dieux de l'Olympe s'offrent des chocolats pour fêter Pâques... (déjà pour Noël où les dieux de l'Olympe rencontrent leurs cousins nordiques).

PS: si un internaute de passage sur ce site pouvait m'aider à retrouver la vidéo de ce spot publicitaire sur les chocolats de Pâques.
par Anna publié dans : christianisme
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Dimanche 8 avril 2007

Extrait de l'interview donné par Mgr Vingt-Trois publiée dans l'édition du Figaro du 5 avril 2007:

Mgr Vingt-Trois invite les élus à "la cohérence", Propos recueillis par SOPHIE DE RAVINEL

L'archevêque de Paris, revient sur les débats de la campagne présidentielle et appelle les politiques à ne pas faire le grand écart entre leurs convictions personnelles et leurs choix publics.

(...)

Le Pape vient d'inviter les hommes politiques catholiques à plus de cohérence entre leur responsabilité publique et leur foi personnelle. Quelle résonance peut avoir cet appel dans la campagne présidentielle française ?
"On a du mal à comprendre les écarts qui apparaissent parfois entre des déclarations de principe des hommes et des femmes politiques et leurs votes concrets qui vont à l'encontre de ces ­principes. Sur des sujets qui concernent l'avenir de la dignité humaine et de la cohésion sociale, il est légitime que les électeurs réclament la cohérence, qu'ils puissent faire crédit aux convictions exprimées par leurs élus sans risquer la surprise de les voir changer d'avis au moment de votes importants".

François Bayrou, catholique affirmé, se dit opposé à une mention des racines chrétiennes de l'Europe dans une future Constitution...
"Le souci - que je comprends - de vouloir faire progresser une conception laïque de la société ne doit pas nous amener à renier ce qui a été auparavant et qui garde son actualité, le patrimoine judéo-chrétien de l'Europe".

(...)

Un homme politique peut ainsi être catholique (pratiquant même) sans pour autant prétendre  imposer ses vues à l'ensemble des citoyens. Mgr Vingt-Trois regrette que certains responsables politiques fassent le grand écart entre leurs convictions personnelles et leurs choix politiques. Or, c'est oublier que la France est une république laïque où l'Etat et les Eglises sont des entités bien distinctes. C'est d'ailleurs la condition même d'une société pluraliste.

 

Un responsable politique ne tire pas sa légitimité politique de son appartenance à une religion; la France n'est pas un état confessionnel. Les députés partageant la foi catholique ne sont pas les représentants du Vatican mais du peuple français ; ils n'ont pas  se faire dicter leur vote par la Papauté.

 

Car la démarche de Mgr Vingt-Trois s'inscrit dans la droite ligne défendue par Benoît XVI qui entend rappeller à l'ordre les députés catholiques.  J'en veux pour preuve la guerre (sainte!) entreprise par le Vatican contre le DICO italien, l'équivalent du pacs français. 

Pour mener à bien sa croisade anti-DICO, le pape a nommé à la tête de la conférence épiscopale italienne son super taliban, Angelo Bagnosco lequel n'a pas hésité à comparer la reconnaissance des couples homosexuels à celle de la pédophilie. Cette réaction a provoqué un certain malaise au sein de la classe politique italienne, même s'il est regrettable de constater qu'une grande partie de la gauche laïque et radicale locale est, dans son ensemble encore inféodée aux bulles papales.

Ainsi, il est clair que pour le Pape, comme le rapporte cet article de libération, (Italie: guerre de religion autour du Dico) "tout Parlement ou gouvernement qui approuveraient des lois «contre nature» deviendraient illégitimes". A croire que Benoît XVI reste nostalgique de cette époque où le Pape faisait et défaisait les Empereurs. Mais cette fois, il n'y aura pas de pardon à Canossa!

Outre l'Italie, la Belgique est aussi touchée par une crise d'intégrisme catholique aigüe. L'évêque de Namur, Mgr André-Mutien Léonard a emboîté le pas de son homologue italien. Dans une interview du 4 avril dernier, celui-ci a comparé les homosexuels à des anormaux, n'hésitant également pas à  qualifier le préservatif de non fiable (l'aurait-il testé recemment?), ce qui s'apparente à de la désinformation, surtout lorsque l'on connait les ravages du sida dans certains pays d'Afrique où l'influence de certaines églises sur les pouvoirs publics ont longtemps constitué -et constitue toujours- un obstacle à la mise en oeuvre de sérieuses politiques de prévention.

Dans la droite ligne du Vatican, le prélat belge a estimé qu' "il ne suffit pas qu'une loi soit votée par une procédure démocratique pour qu'elle se révèle éthiquement responsable et socialement correcte". C'est la preuve qu'une fraction non négligéable de l'Eglise est radicalement hostile  à la démocratie et au pluralisme. Devant le tollé, Mgr Léonard a nié certes avoir proféré de tels propos sur les homosexuels mais des enregistrements en font foi...

Mgr Vingt-Trois veut-il en arriver là? Veut-il rallumer une guerre éteinte depuis le vote de la loi de 1905 (même si l'Eglise de France a mis quelques décennies à l'accepter). Pour ma part, je me demande si le salut ne viendrait pas d'une crise anticléricale.

Une bonne crise anticléricale et ...  oecuménique. Car si l'Islam suscite beaucoup d'inquiétudes sur sa solubilité dans la démocratie, il ne faudrait pas oublier que le christianisme a longtemps été une secte totalitaire et qu'elle n'a en rien renoncé à ses ambitions hégémoniques tant sur les consciences que sur le pouvoir politique. Ces affaires sont là pour nous appeller à une vigilance constante.

De manière générale, chaque reculade au profit des intégristes musulmans (cf. l'affaire des manuels scolaires ) est autant d'espace laissé aux intégrites chrétiens qui n'hésiteront à s'engouffrer dans la brèche. Et à juste titre, car pourquoi refuser à l'un ce que l'on accepte pour l'autre. Les "bonnes âmes" doivent le savoir.

 

L'Eglise à reculons
LE MONDE | 07.04.07
© Le Monde.fr

 

 

par Anna publié dans : libertés fondamentales / laïcité
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Dimanche 8 avril 2007

Je viens de prendre connaissance des explications de l'éditeur de manuels scolaires "hallal" sur le site du Figaro. Le pire étant de constater le PDG de Belin persiste et signe considérant qu'un "éditeur de manuel scolaire est responsable (...) « de la paix dans les classes »; plusieurs enseignants, lors de la présentation du livre, avaient fait part du caractère provocant d'une telle représentation « et de la difficulté d'enseigner dans des classes hétérogènes où plusieurs nationalités et religions se cô­toient ».  Ce qui ne l'empêche pas de préciser qu'à chaque publication, un tiers des lecteurs manifeste systématiquement son  désaccord...

Dans ce cas, pourquoi flouter l'image de Mahomet? Soi-disant pour assurer la paix dans les classes, mais la laïcité est là pour garantir cette paix sociale, quelle que soit la nationalité ou la religion des éléves.  Il est vrai que dans certaines salles de classe, l'Islam est devenu un réel problème, mais ce n'est pas en adoptant une posture munichoise qu'on risque de le résoudre. Sur ce point, on attendrait également une meilleure mobilisation des syndicats d'enseignants qui ne semblent guère s'offusquer de cette gangrène. Sans doute parce qu'il n'est pas question de suppression de postes...

Voici pour finir l'image de la discorde (un remerciement au site atheisme.org).

Avant:

Après:

C'est tout simplement ridicule! 

par Anna publié dans : libertés fondamentales / laïcité
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Jeudi 5 avril 2007

Paru sur le site du Figaro le 5 avril 2007, 21h21, avec AFP:

Manuel scolaire: un portrait de Mahomet flouté

"L'éditeur de manuels scolaires français Belin a flouté le visage du prophète Mahomet représenté dans une miniature du 13e siècle dans des manuels d'histoire-géographie, selon  cet éditeur qui a confirmé une information parue dans Charlie Hebdo.
Reproduite dans l'hebdomadaire satirique, cette oeuvre picturale miniature du 13e siècle apparaît dans une leçon consacrée au prophète Mahomet, dans un manuel destiné aux élèves de cinquième (environ 12 ans). On y voit le visage flouté du prophète dans une oeuvre intitulée: "Mohammed prêchant à Médine devant ses disciples".

C'est tout simplement consternant. Cette information, si elle est avérée, en dit long sur l'évolution de l'Islam; au 13e siècle, la représentation de Mahommet semblait donc autorisée, tandis qu'au 21e siècle, celle-ci serait exclue.

Quoi qu'il soit, je n'imaginais pas que les fournisseurs de l'éducation nationale (sic) puissent un jour inclure une "option hallal" dans leur offre de manuels scolaires. Bientôt, on écrira peut-être dans les livres d'histoire que l'état d'Israël n'a jamais existé, ceci pour ne pas effaroucher certaines minorités prétenduement opprimées. Qui sait?

Toutefois, on pourrait se demander si à force d'exclure toute représentation de Mahommet, on en arriverait pas à accréditer la thèse selon laquelle le célèbre prophète n'aurait jamais existé... 

par Anna publié dans : libertés fondamentales / laïcité
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