Alors que bon nombre d'enfants vont se lancer ce week end à la chasse aux oeufs de Pâques (en chocolat bien entendu), il est intéressant de revenir sur la signification de cette fête de Pâques. Celle-ci commémore la résurrection (sic) du Christ trois jours après sa crucifixion, le "vendredi saint".
C'est sur ce dimanche pascale que se termine aussi la Semaine Sainte inaugurée par le dimanche des rameaux qui commémore notamment le jour où le Christ a été accueilli à Jérusalem par une foule agitant des branches de palme, d'où cette tradition des rameaux (c'est ce jour où il a été décrit par les évangiles comme chassant les marchands du Temple).
Quant à la fête de Pâques, celle-ci n'a été véritablement instituée qu'à partir du 4e siècle. Si elle est apparue dès le 2e siècle, cette fête a donné lieu à une controverse qui a été éteinte par le concile de Nicée en 325. A l'origine, cette fête se commémorait en même temps que la Pâque juive, ce qui posait bon nombre de problèmes eu égard à sa signfication...Toutefois, je ne reviendrai pas sur la méthode calendaire de calcul des fêtes de Pâques. Or, pas moins que hier, j'entendais un orthodoxe qui s'offusquait à l'idée que la Pâques chrétienne puisse avoir un lien avec la fête juive de Pessah ...
Tout cela m'amène à rappeller que ce dénommé Jesus Christ n'a jamais fondé aucune religion, que le christianisme tel que nous le connaissons est d'abord une construction doctrinale, théologique. Toutes les grands dogmes ou principes du christianisme sont le résultat d'une série de décision prises à l'occasion de conciles ou par la seule autorité de la papauté (je n'évoquerai le schisme orthodoxe ou la Réforme).
Ce personnage de Jésus Christ n'est au fond qu'un prophète, voire un marginal qui s'est révolté contre les autorités religieuses et politiques de son époque. Ce sont ses disciples qui ont crée de toute pièce le christianisme, notamment Pierre et Paul de Tarse, l'"avorton de Dieu".
Au fond, on rebondit sur la question de la réalité historique du Christ. Parce que les Evangiles ne constituent pas un livre d'histoire, certains athées comme Luigi Cascioli estiment que le Christ n'a pas jamais existé, alors d'autres préfèrent ne pas lui donner une importance exagérée. Jesus Christ, un homme de son époque, celle où le judaïsme se cherchait entre universalisme et sectarisme. C'est aussi mon point de vue, même si j'aime parfois "éprouver" certains chrétiens sur cette existence historique.
La polémique récente sur la tombe du Christ est en cela très intéressante. Soit on découvre que le Christ n'a jamais existé et c'est le christianisme qui s'effondre; deux mille ans pour rien. A noter que bien souvent, les spécialistes des religions, les historiens ont tendance à balayer cet argument d'un revers de main comme si après 20 siècles de christianisme, on allait pas revenir sur la question, alors que les indices sont minces.
Ou à l'inverse, la réalité historique Jesus Christ est démontrée, mais c'est à partir de là que les ennuis commencent. La récente polémique sur la découverte du tombeau du Christ permet de mieux situer le débat.
C'est la thèse développée par le réalisateur américain James Cameron. Selon lui, Jesus Christ serait enterré à Jérusalem ... avec femme (la pécheresse Marie-Madeleine!) et enfants (un certain Judas). Les analyses ADN des ossements ont permis d'exclure tout lien de parenté entre les ossements masculins attribués au Christ et ceux féminins. Cette thèse a évidemment suscité l'hostilité des associations chrétiennes qui y voient une "fiction hollywoodienne". (Le Figaro, 27 Février 2007).
En effet, si cette thèse devait être avérée, c'est bien le navire christianisme qui sombrerait. Si d'un côté, cette découverte couperait l'herbe sous le pied à Luigi Cascioli, mais d'un autre côté, elle discrèditerait la croyance en la résurrection du Christ qui constitue pourtant le fondement premier du christianisme. Mais d'après un récent sondage, on sait qu'en France une bonne partie des catholiques ne croient en la résurrection du Christ...
Quoi qu'il en soit, dans les deux cas, les gardiens du temple chrétien sont dans une posture délicate. Un peu de vérité historique, mais pas trop.
Quant aux oeufs de Pâques, là encore, il faut y voir une pure tradition païenne. Les romains avaient, paraît-il, coutûme, pour fêter le retour du printemps, de s'offrir des oeufs, peints symboles de vie et de renaissance. Ce qui au passage me rappelle cette publicité pour les fameux chocolats Ferrero où les Dieux de l'Olympe s'offrent des chocolats pour fêter Pâques... (déjà pour Noël où les dieux de l'Olympe rencontrent leurs cousins nordiques).
PS: si un internaute de passage sur ce site pouvait m'aider à retrouver la vidéo de ce spot publicitaire sur les chocolats de Pâques.
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