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Bienvenue sur mon blog athée!

 Ce blog est l'occasion de m'exprimer sur un sujet qui me tient à coeur, l'athéisme, mais n'ayez pas peur, l'objectif n'est pas à de vous y convertir ; je n'ai pas une âme de prosélyte!

Je souhaite simplement vous exposer mes convictions athées avec sincérité et sérieux, vous faire partager mes lectures, et vous informer de l'actualité de l'athéisme en France et dans le monde. Vous y trouverez également un certain nombre de liens vers des sites ou des blogs relatifs à l'athéisme.

Mais... j'oublie de me présenter: Anna, 29 ans, juriste de formation, ce qui suffit largement pour un premier contact.

Mais n'oubliez jamais que ce blog est d'abord le vôtre. Alors, n'hésitez pas à me faire part  de vos commentaires ou de vos interrogations.

Bonne lecture.   

Lundi 12 novembre 2007

Communautarisme et concordat : Madame Alliot-Marie montre la voie

par Robert Albarèdes


Il semble que soit passé inaperçu le discours prononcé par Madame le Ministre de l’Intérieur, le 10 octobre dernier, à la grande mosquée de Paris, devant tous les dignitaires réunis, lors du repas de rupture du jeûne du ramadan ( cérémonie à laquelle se sont précipités, tour à tour, le premier ministre et le maire de Paris, oubliant, de fait, la séparation historique des églises et de l’Etat) .

Je n’ai, pour ma part, lu aucune réaction à ce texte émanant des milieux politiques qui se targuent de « Laïcité », ni des associations, comités et autres structures prétendant défendre le fondement laïque de notre République. Je n’ai pas davantage entendu les protestations de tous ceux qui s’affirment défenseurs de la Loi de 1905 et du principe essentiel de la séparation des églises et de l’Etat… de tous ceux qui refusent dans notre espace politique et social le retour de toutes les « églises » comme l’émergence de toute forme de communautarisme…Mais peut-être ai-je été négligent, aveugle ou sourd… Mais peut-être ceux qui voulaient réagir ont-ils eu peur d’être accusés « d’ultra-laïcisme »…

Toujours est –il que, conformément au principe populaire qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, il convient aujourd’hui de réagir (et d’appeler à l’action tous ceux qui sont attachés au socle laïque de notre République) devant ce qui apparaît, dans ce texte, comme un appel à la déstructuration communautariste de notre espace sociétal et à la mise en place d’un nouveau concordat pour « gérer » les rapports entre les églises et l’Etat .

Excessif ? Voire …

Une simple lecture de ce discours permet de se rendre compte que Madame la Ministre s’adresse aux « musulmans » en tant que membres d’une « communauté » - ce qui contredit un principe essentiel de notre République laïque- faisant partie d’une autre communauté plus grande appelée « nationale » : ce qui détruit l’unité républicaine où il n’y a que des citoyens à égalité de droits et de devoirs, et envisage notre espace public comme un ensemble de groupes autonomes isolés les uns des autres et s’enfermant dans le cercle général de l’espace national.

Comme le texte fourmille de références à la tradition, aux promesses , aux espérances portées par un islam qui serait « de France » , on est en droit de se demander – sans que le texte ne nous éclaire sur ce point- si les conséquences de « ces traditions, promesses et espérances » musulmanes vont aller jusqu’à s’imposer à la loi générale démocratiquement élaborée par tous les citoyens …Le flou, ici, est lourd de significations !

D’autant que l’appartenance communautaire pourrait se voir confirmée jusqu’après la mort, puisqu’il est question d’espaces « confessionnels musulmans » dans les cimetières …qui seront ainsi appelés à devenir des mosaïques idéologiques et religieuses aux carrés séparés de manière étanche avant qu’une religion plus puissante et plus agressive (mais c’est, peut-être, un pléonasme) n’en chasse les « impies »…

Le péril du communautarisme triomphant –religieux, sexuel ou autre-, largement véhiculé par le discours quotidien des média dominants, nous guette d’autant plus que beaucoup, en France, rêvent d’une société à l’anglo-saxonne, et que le futur « mini-traité européen » (qui est tout, sauf « mini ») ne manquera pas de l’organiser tout au long du processus de déliquescence politique et sociale des espaces nationaux. La disparition de la « Nation », voulue par le libéralisme économique comme par les « aboyeurs » de la gauche « révolutionnaire » et bien-pensante est à l’ordre du jour..

Mais le texte de Madame la ministre de l’Intérieur est encore plus dangereux quand on l’examine du point de vue de ce qui fonde notre République :

« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » ( Loi de 1905 – Article 2).

Or, la trame du discours est un effacement pur et simple de cet article essentiel : la référence qui y est faite aux conclusions de la commission « Machelon » (oubliées pendant la campagne électorale mais bien au chaud dans les ministères) en témoigne.

En fait, c’est à un véritable concordat organisant les rapports entre l’islam et l’Etat que madame Alliot-Marie en appelle , demandant « la mise en œuvre d’une politique publique ambitieuse au profit du culte musulman », « un engagement fort de l’Etat » pour donner tous les moyens à « l’islam de France », affirmant la présence de l’Etat « pour conforter le CFCM, répondre à ses sollicitations, lui donner les moyens de ses ambitions »…Mais, insatisfaite, elle renchérit : « je soutiens (financièrement : 1 000 000 d’euros pour commencer !) et accompagne (par la mise à disposition de fonctionnaires et de locaux publics) la mise en place de la fondation pour les œuvres de l’islam », fondation destinée à financer le CFCM et à assurer la construction des mosquées un peu partout (un schéma directeur doit être , sur ce point, élaboré…)

Ne serait-ce pas assez ? Voilà que la ministre, insatiable, s’engage à assurer la formation publique des imans « au sein d’établissements universitaires » , se propose de faire réfléchir ( et de légiférer ?...) sur la place des religions dans un « Etat de droit » …Les citations les plus remarquables ne peuvent remplacer la lecture du texte (www.interieur.gouv.fr ) mais elles permettent de comprendre la direction tracée : celle d’une insertion politique de la religion musulmane par l’intermédiaire d’un concordat qui lui reconnaîtra sa spécificité et lui laissera l’autonomie de ses pratiques, coutumes et lois en contrepartie de prêches « modérés » tout en l’assurant de différents accès à la ressource publique . Bref : utiliser la pseudo-religion des pauvres (et la sympathie malsaine tissée autour d’elle par une « camerilla » bien pensante et humanitariste) pour détruire le loi de 1905. Ceux qui prétendent défendre la « pureté laïque » en se gardant de tout « ultra-laïcisme » devrait songer à cela !

Ne nous méprenons pas cependant. Ce discours pro-musulman, destiné à capter une tranche de français représentant à peine 4 % de la population (et encore , tous ceux qui ont ou ont eu des liens avec cette religion et cette culture ne pratiquent pas forcément) est plus dangereux encore par ce qu’il cache : le retour des religions (et surtout de la religion vaticane dominante) dans l’espace public européen , dans notre espace public. Car tout ce qui sera concédé à l’islam devra être concédé à toutes les religions, puis à toutes les « églises » secondaires, puis à toutes les idéologies religieuses ou non… Et dans une France ( et une Europe) dominée (s) par la religion du « Vatican », c’est celle-ci qui « raflera la mise ».

Faut-il rappeler ici le rôle permanent (et efficace) joué auprès de la Commission Européenne par les « 125 Eglises » membres de la « Conférence des Eglises d’Europe » et par la « Commission des Episcopats de la Communauté Européenne » (COMECE) ? (voir www.laic.fr) .

Il n’est plus très loin maintenant le temps où les églises reprendront en mains – directement, indirectement ou par des structures parallèles- les systèmes éducatif, de santé, de solidarité sociale …tandis que leurs réseaux divers imposeront les modes de penser, de dire, d’analyser, de critiquer, de se moquer, d’aimer, et leurs prélats diront le bien et le mal, le juste et l’injuste, le « pur » et « l’impur ».

Pure spéculation… ?

A voir les défenseurs de l’espace politique et social laïque de notre République s’agiter dans leur pré carré respectif rivés à leurs certitudes intangibles, plus enclins aux oukases qu’à l’analyse en commun ,à la compréhension du réel, à l’action, on ne peut qu’être inquiet…

A observer les initiatives, comportements, décisions des politiques représentant la Nation et incarnant la République, on ne peut que frémir…

A entendre les gémissements des adeptes de la repentance et de l’autoflagellation historique, les vociférations des humanitaristes prêtant main forte aux partisans de la libre circulation de la main d’œuvre, les discours complaisants devant tout ce qui viole la loi générale pour imposer une loi particulière, on ne peut que s’alarmer .

Robert Albarèdes

www.laic.fr

Cf La croix, édition du 2 octobre 2007: "Sarkozy à la grande mosquée de Paris: "l'islam de France avance"

Eh oui, l'Islam de France avance... grâce à l'Institut Catholique de Paris qui sera chargé de former les futurs imams aux principes républicains. Cherchez l'erreur... A croire que le CFCM, que le Président Nicolas Sarkozy qualifie de facteur d'intégration et d'apaisement, serait incapable de former ses imams au respect de la laïcité Républicaine!

Néanmoins, l'initiative de l'Institut Catholique de Paris n'a pas été sans provoquer quelques remous chez les clercs musulmans et notamment du côté de la vitrine française des Frères Musulman, à savoir l'UOIF qui souhaite "un cadre pédagogique neutre". Un cadre laïc donc ?  (Le Monde, 9 octobre 2007)

par Anna publié dans : libertés fondamentales / laïcité
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Mardi 18 septembre 2007

J’apporte tout mon soutien à Fanny Truchelut

par Alain Calles

Paru sur le site de Riposte laïque

Pour rappel, Mme Truchelot qui tient un gite dans les Vosges avait demandé à deux vacancières enturbannées d'enlever leur voile dans les parties communes de son établissement. Elle a pour cette raison été poursuivie devant les tribunaux pour refus de la fourniture d’un bien ou service à raison de motifs raciaux ou éthnique. Le procès se tiendra au tribunal d'Epinal le 2 octobre prochain.


"A force d’atermoiements, notre société arrive à une situation paradoxale : un pays laïque dont les fondements s’appuient sur la tolérance et la non discrimination (du fait des croyances, des origines, des orientations sexuelles, etc.) envisagerait de condamner une personne qui refuse que ses enfants soient témoins des symboles de l’oppression de la femme, de sa soumission à l’homme et à sa loi religieuse. Le droit à la différence est un droit pour lequel beaucoup se sont battus. Le droit à la différence est un droit, ce n’est pas un diktat qui s’imposerait aux autres. Mais ce n’est pas un droit hors cadre, ex-nihilo. C’est un droit qui ne peut s’exercer qu’à l’intérieur du cadre républicain et de ses fondamentaux. Il ne les détermine pas, il s’y inscrit. Si tel n’était pas le cas, ce serait notre fondement démocratique qui serait dévoyé et qui céderait le pas devant tous les particularismes des uns ou des autres.

Le droit républicain à la différence ne peut devenir, par un simple retournement sémantique, le droit à l’oppression de ceux qui luttent pour le progrès et l’émancipation, de ceux qui mènent le combat pour une citoyenneté partagée quels que soient ses croyances ou son sexe. L’expression de l’oppression de la femme, la mise en avant des symboles de cette oppression comme la burka, sont antinomiques avec les principes d’égalité et de fraternité qui fondent la société française.

La liberté d’expression ne peut servir de faire valoir à ceux qui cousent symboliquement la bouche des femmes en y jetant un voile. La loi contre le racisme ne peut pas être dévoyée de sa fonction et de son esprit par un tour de passe-passe sémantique qui aboutirait à cette situation paradoxale : condamner les adultes qui combattent le sexisme et l’obscurantisme qui le sous-tendent ! La justice ne peut pas tomber dans le piège tendu par ceux qui pratiquent le double langage et provoquent les situations pour se victimiser. C’est pour ces raisons que j’apporte mon soutien à Fanny qui a refusé que ses enfants intègrent comme une normalité, dans des lieux partagés, ces symboles d’oppression et de soumission. En faisant ainsi, Fanny s’est inscrite dans la continuité de l’enseignement républicain porté par l’école publique.

Alain Callès

Ancien Président du Mrap

... au temps où le MRAP avait encore "de vraies valeurs".  

Nous sommes bien des dérives de l'actuel président de cette organisation, M. Mouloud Anouit dont les prises de positions se rapproche de cette tendance dite "islamogauchisme"; un cocktail détonnant (sans mauvais jeu de mot) qui mêle archéo-marxisme et intégrisme islamisme, et dont le terroriste Carlos a été l'un des premiers représentants.

Il est aussi réconfortant de constater qu'une organisation défendant les valeurs républicaines et la laïcité se soit saisie de cette affaire. Je me souviens très de l'époque où seul le site France-Echos menait activement campagne en faveur de Mme Truchelot.  Désormais, les organisations militantes laïques ne craignent plus de passer pour de "méchants racistes " en s'attaquant aux dérives de l'islam radical.

Par ailleurs, ce procès sera également très intéressant, en ce qu'il permettra d'éprouver le fameux concept d'islamophobie.  Le procès Charlie Hebdo l'avait déjà sérieusement affaibli, mais cette affaire du gite des Vosges relance la question.

Il s'agit de savoir si les dispositions du Code pénal sanctionnant les discriminations raciales ou éthniques peuvent s'appliquer à une religion qui elle-même recouvre des populations très diverses, la majorité des musulmans étant d'origine ... asiatique. Reste aussi à savoir si l'espace public, domaine réservé de la laïcité, peut s'appliquer à une propriété privée.

Voir aussi l'article de Anne Zelenski, L'arbre et la foret du gite des Vosges.

Qui agresse qui, par Anne Zelenski, Annie Sugier.  (avec un rappel des faits)

par Anna publié dans : libertés fondamentales / laïcité
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Jeudi 13 septembre 2007

La rentrée scolaire a bien eu lieu mais sans Robert Redeker. Le professeur de philosophie qui enseignait jusqu'en septembre dernier dans un lycée de Haute-Garonne, a été privé de rentrée scolaire.

Quel est son crime?  Avoir déclaré dans une tribune au Figaro que le Coran était un "livre d'un inouie violence" et que son prophète n'était qu'un pillard et un meutrier de masse. En somme, rien de moins que la vérité (historique) vraie!

Plus grave, Robert Redeker a franchi le rubicon en faisant un comparatif entre secte islamiste et secte christianisme avec une mention favorable pour la seconde. Il n'en fallait pas moins pour déclancher l'ire des libre penseurs et autres adeptes de la pseudo tolérance humaniste pour lesquels toucher à l'Islam demeure encore le dernier tabou. On peut insulter à loisir la Papauté mais certainement pas le prophète de la religion des opprimés... C'est l'islamo-gauchisme.

 

Heureusement, quelques médias comme le quotidien gratuit Metro (édition du 3 septembre 2007) ou France Info daignent s'intéresser à son triste sort. Menacé de mort, il vit encore dans la clandestinité. A tel que pour sa première sortie sur la voie publique, les autorités de police l'ont gratifié d'un bracelet électronique pour pouvoir le suivre à la trace à la manière d'un délinquant sous contrôle judiciaire comme il le précise lui-même dans son interview accordé à Metro: " Je me retrouve à me protéger comme si j'étais un délinquant"

Le plus choquant dans cette histoire demeure l'indifférence des autorités politiques. Les ministres de l'Education passent mais la politique du "pas de vague" demeure. En cette période de Ramadan, il ne faudrait pas attiser les communautés... Le Mammouth vient d'ailleurs de lui offrir une belle promotion, intégrer une unité de recherche... dont il sera le seul chercheur. En somme, un placard. Cela ressemble beaucoup à la politique du Vatican qui envoie ses prêtres ou évêques récalcitrants dans des diosèses chimériques.

Une bonne nouvelle néanmoins: Robert Redeker vient d'intégrer le conseil d'administration de Reporter Sans Frontières (La Voix du Nord, 13 septembre 2007).

par Anna publié dans : libertés fondamentales / laïcité
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Samedi 8 septembre 2007

 

Les lecteurs de Respublica (www.gaucherepublicaine.org) reconnaîtront certaines signatures issues de ce média. Après avoir participé avec beaucoup de plaisir à l’aventure de Respublica, le rédacteur en chef, ainsi que celui qui écrivait la plupart du temps la chronique d’Evariste, et quelques autres collaborateurs ont décidé de créer un nouveau média, beaucoup plus axé sur la défense d’une laïcité de combat. Nous souhaitons du fond du cœur une bonne continuation à la nouvelle équipe de Respublica, et de nombreux nouveaux abonnés.

 

 

Nous pensons que le moment est propice pour cela. En créant ce nouveau média, nous avons plusieurs objectifs. Nous le voulons unitaire, indépendant et rassembleur. Nous n’entendons pas alimenter d’incessantes querelles de chapelles, qui désespèrent les plus convaincus des laïques. Nous ne souhaitons pas, bien que la majorité (mais pas l’intégralité) de la rédaction soit d’une culture de gauche, enfermer la défense de la laïcité et de la république dans une vision étriquée, la cloisonnant dans le seul camp de la gauche et de l’extrême gauche. Notre défense de la République s’accompagne d’un projet de progrès social, sans lequel le mot République demeurerait vide de sens.

 

 

Nous sommes enfin, de par le combat de chacun d’entre nous, d’inlassables militants de l’égalité hommes-femmes. Nous savons que ces dernières sont toujours les premières victimes de la remontée de l’obscurantisme religieux, dans trop d’endroits du monde. Nous avons appelé ce journal Riposte Laïque, car il correspond à notre état d’esprit. Nous n’entendons pas demeurer passifs, en France, face à l’offensive sans précédent menée contre la loi du 9 décembre 1905. Elle n’est possible que parce qu’elle a pour fer de lance la religion musulmane, particulièrement active contre la laïcité, pour le plus grand bonheur des autres Eglises, depuis une vingtaine d’années.

 

 

Elle n’est possible que parce que l’ampleur de cette offensive, qui se traduit de manière visible par la profusion du nombre de voiles, le refus de la mixité dans certaines activités scolaires, les revendications communautaristes, la mise sous coupe de certains quartiers et la multiplication de demandes de constructions de mosquées, souvent financées de manière illégale par les deniers publics, est largement sous-estimée par les médias bien-pensants et par les principaux leaders politiques. Dans les années 80, la société civile, dans l’élan de mai-68, et la dynamique des combats féministes qui ont suivi, avaient gagné la bataille idéologique contre l’obscurantisme des Boutin de l’époque et des nostalgiques de l’ordre moral.

 

 

Les années 90, au contraire, ont vu les islamistes s’implanter dans des territoires perdus de la République, et abuser d’un discours victimaire destiné à séduire certains idiots utiles de gauche et d’extrême gauche. Ceux qui descendaient dans la rue, à juste titre, dès que les intégristes catholiques bougeaient une oreille, seront d’une complicité accablante et d’une connivence ahurissante avec les Tariq Ramadan. Ce sera de la gauche et de l’extrême gauche que viendront les protestations les plus vives contre la loi du 15 mars 2004 contre les signes religieux à l’école, pour laquelle l’ensemble des membres de cette rédaction a milité activement. Certains élus de droite, comme les députés Roubaud ou Raoult, ne seront pas en reste, et demanderont une loi contre le blasphème, quand d’autres, tel Grosdidier, réclameront l’élargissement du concordat d’Alsace-Moselle à la religion musulmane.

 

 

Dénoncer la gravité de l’offensive de l’intégrisme islamique, en France et dans le monde, ne nous empêchera pas, avec la même détermination, de signaler, notamment au sein de l’Union européenne, toutes les manœuvres du Vatican pour imposer des concordats dans le plus grand nombre de pays, et s’imposer comme interlocuteur incontournable des dirigeants de l’Union européenne. Ces discrètes pressions se traduisent, en France, par cette ahurissante déclaration de Michèle Alliot-Marie, devant les Evêques de France, à Paris, le 4 juillet dernier : « Dans un monde qui a vu s’effondrer la plupart des repères idéologiques et moraux, les religions ont plus que jamais vocation à éclairer la société, qu’elle soit civile ou politique. Je remercie l’Eglise catholique de la contribution déterminante qu’elle apporte à ce débat. » Vous lirez, dans l’article ci-dessous de Jocelyn Bézecourt , les consignes que Nicolas Sarkozy à donné à sa ministre de l’Intérieur pour remettre au goût du jour les conclusions de la commission Machelon, qu’il avait commandée lorsqu’il était place Beauvau.

 

 

Nous n’oublions pas, bien sûr, la nouvelle donne, chez les protestants, avec la prise du pouvoir des évangéliques, qui, dans la foulée des islamistes, réclament à leur tour des financements publics pour la construction de leurs temples. Les sectes seront également l’objet de toute notre attention, et c’est avec colère que nous avons appris que notre amie Catherine Picard, présidente de l’Unadfi, avait été condamnée, cet été, par la cour d’appel de Rouen à une amende de 6.750 euros à verser aux Témoins de Jéhovah, pour des propos jugés diffamants, alors que le tribunal d’Evreux, le 26 octobre dernier, l’avait acquittée. Au niveau international, nous connaissons la dramatique situation des femmes polonaises depuis que l’extrême droite catholique gouverne ce pays et nous ne sous-estimons pas la menace des fanatiques créationnistes qui, aux Etats-Unis et ailleurs, entendent interdire la théorie de Darwin. Enfin notre journal sera, sans la moindre ambiguïté, aux côtés de tous ceux qui, en France et dans le monde, refusent les intimidations des islamistes.

 

 

Taslima Nasreen, agressée cet été, lors d’une réunion publique en Inde, par plusieurs musulmans extrémistes, Aayan Hirsi Ali, abandonnée par la gauche, et qui a dû trouver refuge aux Etats-Unis, Ehsan Jami, ce jeune hollandais, lui aussi agressé cet été, qui, dans le même esprit qu’Aayan Hirsi Ali, revendique le droit à la libre critique, même virulente du Coran et du prophète (tout comme notre collaborateur Pascal Hilout), et se réclame athée. Nous serons également aux côtés de notre amie Mina Ahadi, cette iranienne réfugiée en Allemagne, qui, avec plusieurs dizaines de femmes musulmanes, s’est réclamée également de l’athéisme, réclamant le droit à l’apostat, ce qui lui vaut, à elle aussi, des menaces de mort et une protection policière quotidienne. Nous n’oublierons pas de soutenir ces autres femmes admirables que sont Maryam Namazie et Azar Majedi, iraniennes réfugiées en Grande-Bretagne, qui luttent au quotidien contre l’offensive islamiste sur le territoire britannique.

 

 

Nous sommes tout autant solidaires de Mohamed Sifaoui, journaliste croyant condamné à mort par les intégristes, et contraint, depuis quatre ans, de vivre avec deux policiers qui le suivent partout. Nous avons soutenu sans réserves le philosophe Robert Redecker, qui a vu sa vie basculer suite à un texte critique sur l’islam, paru dans « Le Figaro » en septembre 2006. Nous serons, tout au long du mois de septembre, aux côtés de Fanny Truchelut, cette propriétaire d’un gîte dans les Vosges, qui a vu, elle aussi, sa vie basculer quand elle a demandé à deux femmes de retirer leur voile dans les parties communes de son gîte, un 11 août 2006 (lire les articles ci-dessous).

 

 

Notre journal sera celui de tous les lecteurs qui ont la laïcité chevillée au corps. Nous avons publié sur notre site une première liste de liens, que nous espérons enrichir prochainement. Nous essaierons de ne pas vous imposer des articles trop longs, ni des journaux interminables (même si ce premier numéro montre qu’on doit encore progresser sur cette question).

 

 

Nous ne voulons pas de langue de bois, ni de politiquement correct, ni de langage militant triste et austère, nous souhaitons des textes vivants, dynamiques, voire drôles et polémistes. N’hésitez pas à nous envoyer vos réactions, en écrivant à ripostelaique@orange.fr. Nous ne pouvons promettre de diffuser tous les courriers, mais nous consacrerons une place régulière aux textes de nos lecteurs.

 

 

Si notre journal vous plaît, faites le circuler auprès de vos amis, ou bien envoyez-nous des listes d’adresses, et nous les abonnerons.

 

 

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par Anna publié dans : libertés fondamentales / laïcité
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